La ville de Shanghai (20 millions d’habitants) a décidé que le personnel des entreprises et institutions publiques devait procéder à une évaluation annuelle de leur cadre de direction sur le plan de la compétence et de l’engagement.
Si certains membres du cadre dirigeant n’obtiennent pas 60 % des votes, l’Assemblée générale des travailleurs peut demander leur licenciement ou leur mutation. Le système a été introduit dans les entreprises d’État et publiques, les institutions officielles du secteur des sciences et techniques, l’enseignement, le secteur culturel et celui de la santé.
Les cadres dirigeants faisant l’objet d’une évaluation seront le secrétaire et le secrétaire adjoint du Parti communiste, le président et le vice-président du conseil de gestion, l’inspecteur et le vice-inspecteur de la section de contrôle interne, le manager et son adjoint, le responsable de la section des finances, l’ingénieur en chef et le comptable.
L’Assemblée générale des travailleurs doit organiser cette évaluation démocratique une fois par an. L’évaluation se fera au vote secret.
Il y a actuellement 7.479 Assemblées générales des travailleurs, à Shanghai. Plus de 6000 d’entre elles ont déjà organisé cette évaluation démocratique.
Source : Quotidien du Peuple, 15 juillet 2008